Il agit à la fois sur la perception, la mémoire et l’analyse, renforçant nos premières certitudes existantes, même face à des signaux contraires.
Usage en conduite du changement
Ce biais affecte les porteurs de projets ou de démarches de changement autant qu’il influence leurs contradicteurs ou leurs opposants. En limitant sa capacité à entendre des retours critiques ou à intégrer des signaux faibles contradictoires, chacun d’entre nous peut rester attaché à une vision qui n’est plus adaptée au contexte actuel.
Il peut donc fausser un diagnostic, verrouiller une posture ou empêcher une réorientation salutaire. Le rôle du change manager est de travailler, en premier lieu, sur sa propre lucidité, d’introduire des points de vue pluriels, de confronter les interprétations et d’ouvrir des espaces de remise en question constructive.
Source : Référentiel IMCM en Management du Changement - www.imcm.eu
On doit la définition pratique du Biais de confirmation à Peter Cathcart Wason (1924-2003) qui a mis ce phénomène en évidence expérimentalement en 1960, notamment au moyen de la célèbre tâche dite « 2-4-6 ». Cette expérience montre que les individus cherchent plus volontiers des informations confirmant leur hypothèse initiale que des éléments susceptibles de la réfuter. Son article fondateur est : On the Failure to Eliminate Hypotheses in a Conceptual Task. Référence bibliographique : Wason, P. C. (1960). On the Failure to Eliminate Hypotheses in a Conceptual Task. Quarterly Journal of Experimental Psychology, 12(3), 129-140.
