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Réseau (logique réseau au service du changement)

 


La logique de réseau s’entend ici comme une pratique d’échanges transversaux, qui se développent en dehors des seules lignes hiérarchiques.

Un réseau peut être formel — réseau de compétences, atelier thématique, communauté de pratique ou projet transversal — ou informel : pratique d’un même sport, pauses-café, proximité géographique, études ou écoles communes, relations personnelles, etc.

Certains réseaux peuvent également être externes à l’organisation : associations professionnelles, clubs de loisirs, anciens élèves d’une même école, parents d’élèves, etc.


Un réseau est donc un ensemble de personnes reliées par des échanges réguliers, plus ou moins structurés, autour d’un objectif commun, d’un intérêt partagé ou d’une thématique particulière.

La force des réseaux tient à la richesse et à la diversité des informations échangées, mais également aux mécanismes d’entraide, de conseil, de coopération et d’inspiration qu’ils peuvent faire émerger.

Dans un contexte professionnel, la logique de réseau favorise la circulation transversale de l’information, une meilleure compréhension entre les métiers et les services ainsi que le partage d’outils, de ressources et de moyens d’action ponctuels.



Une démarche de changement peut aussi devenir une réussite collective,
renforcer les liens entre équipes et services, créer de nouveaux réseaux
fluidifier les relations humaines et la transversalité d'une organisation

Dans cet article nous vous proposons de parcourir rapidement :

[1]  les apports très utiles des réseaux dans la vie professionnelle
[2]  leurs apports plus spécifiques dans une démarche de changement
[3]  quelques exemples variés de réseaux
[4]  les principales balises pour créer un réseau spécifique à votre démarche de changement
[5]  quelques rôles utiles pour faire vivre un réseau
[6]  quelques indicateurs pour évaluer l'efficacité d'un réseau


[1] Les apports très utiles des réseaux dans la vie professionnelle

  • Circulation plus fluide de l’information entre les niveaux hiérarchiques, les services et les métiers.
  • Renforcement de la coopération transversale et décloisonnement des silos organisationnels.
  • Capitalisation des expériences, des bonnes pratiques et des retours d’expérience.
  • Réactivité accrue face aux imprévus grâce à l’existence de canaux de communication préétablis.
  • Visibilité et crédibilité accrues pour les initiatives, les projets et les démarches de transformation.
  • Entraide entre les membres, notamment par le partage de compétences, de contacts, d’outils ou de solutions.

[2] Les apports plus spécifiques dans une démarche de changement


Il peut être utile de développer ces réseaux dans les démarches de changement qui impliquent plusieurs services, métiers ou implantations géographiques.

La logique de réseau permet en effet de démultiplier l’impact des communications, d’ancrer localement les décisions et de créer des relais d’information, d’écoute et d’action. Elle contribue également à lever certaines appréhensions, à réduire les écarts de compréhension et à mieux prendre en compte les enjeux perçus par les différentes parties prenantes.

Il s’agit alors de mettre volontairement en relation des acteurs issus de différents services, métiers ou sites afin de partager l’information, de coordonner les actions et de renforcer l’efficacité collective.


[3] Exemples de réseaux

  • Réseau de correspondants locaux : ressources humaines, formation, organisation, communication ou informatique.
  • Réseau d’ambassadeurs du changement dans une organisation multisite.
  • Communautés de métiers : ingénieurs, commerciaux, formateurs, techniciens, soignants, etc.
  • Groupes inter-fonctionnels constitués autour de projets transversaux.
  • Réseaux thématiques consacrés, par exemple à la qualité, à la sécurité ou à la RSE.
  • Communautés de pratique permettant aux professionnels de partager leurs expériences, leurs outils et leurs solutions.

[4] Quelques balises pour mettre en place un réseau de changement

  1. Définir le rôle du réseau : diffusion d’informations, remontée des réalités du terrain, mobilisation des acteurs, entraide ou partage de pratiques.
  2. Identifier et recruter les membres : personnes clés, volontaires ou acteurs reconnus pour leur expertise, leur crédibilité ou leur capacité d’influence.
  3. Clarifier les responsabilités : chaque membre doit savoir ce qu’il doit diffuser, recueillir, traiter ou faire remonter.
  4. Mettre en place les outils nécessaires : listes de diffusion, intranet, plateforme collaborative, espace documentaire ou réunions périodiques.
  5. Former et outiller les membres : éléments de langage, supports de présentation, argumentaires, réponses aux questions fréquentes et procédures de remontée de l’information.
  6. Animer le réseau : points réguliers, partage de bonnes pratiques, valorisation des contributions et maintien de la dynamique collective.
  7. Évaluer régulièrement son fonctionnement et adapter sa composition, ses missions ou ses modalités d’animation.
Aujourd’hui, les listes de diffusion, les plateformes collaboratives, les espaces intranet, les extranets, les sites et les blogs facilitent et systématisent largement ces communications ciblées en réseau.

[5] Quelques Rôles utiles dans un réseau


On peut retrouver différents rôles et apports dans une logique de réseau :
  • Le manager impulseur donne l’impulsion, soutient le réseau et incarne la volonté de changement.
  • Le champion est un acteur particulièrement convaincu par le changement, capable de mobiliser, d’argumenter et d’illustrer concrètement ses bénéfices.
  • Les relais d’opinion sont des acteurs qui souhaitent la réussite du changement et qui s’en font volontairement les défenseurs et les porte-parole.
  • L’influenceur social est une personne qui retient l’attention et influence les perceptions, notamment sur les réseaux sociaux, les fils de discussion ou les espaces numériques internes à l’organisation.
  • L’animateur du réseau organise les échanges, entretient la dynamique et veille à la participation des membres.
  • Les facilitateurs accompagnent le déroulement d’une ou de plusieurs opérations et aident les acteurs à coopérer, à résoudre les difficultés et à atteindre les objectifs fixés.
  • Les experts apportent ponctuellement leurs connaissances et répondent aux besoins spécifiques exprimés par les membres.

[6]  Quelques balises pour évaluer l’efficacité d’un réseau

  • Couverture : proportion de services, de sites, de métiers ou de catégories de parties prenantes représentés.
  • Activités : fréquence des échanges, régularité des contributions et niveau de participation des membres.
  • Qualité des remontées du terrain : pertinence, précision et richesse des informations transmises.
  • Impact sur l’adhésion : évolution des indicateurs de compréhension, d’engagement et d’appropriation du changement.
  • Réactivité : délai entre la détection d’un problème, sa remontée et sa prise en charge.
  • Capacité de diffusion : rapidité et fiabilité avec lesquelles les informations sont relayées auprès des publics concernés.
  • Satisfaction des membres : perception de l’utilité du réseau et de leur propre rôle dans la démarche.



Source : Référentiel IMCM en Management du Changement - www.imcm.eu