Vous pouvez chercher dans cette boite à outils pour le management du changement : par ordre alphabétique (onglets ci-dessus), par mots clés (moteur de recherche ci-dessous à droite) ou encore par les différentes phases d'une démarche de changement IMCM (liste colonne de droite) - Bonne découverte

Intensité du changement

 






La notion d'Intensité du changement

L’intensité d’un changement se mesure par le niveau de mobilisation qu’il génère et par le sentiment d’urgence qui l’accompagne. Elle peut varier entre deux grands niveaux :

  • Forte intensité : niveau de stress élevé.
  • Faible intensité : possibilité de prendre le temps.

Pour déterminer l’intensité, la question clé consiste à se demander si le changement est subi et urgent — dans une logique de crise — ou voulu et préparé — dans une logique d’accompagnement.


Forte intensité

Un changement de forte intensité se caractérise par :

  • une logique de crise, souvent déclenchée par un événement subi ;
  • des messages d’urgence, des dégâts visibles, des craintes ainsi que des mouvements de panique ou de repli ;
  • une mobilisation intense, mais de courte durée, marquée par un effet de pointe.

Faible intensité

Une faible intensité permet :

  • de prendre le temps de réfléchir et de coconstruire autour d’enjeux gagnant-gagnant ;
  • d’avancer plus lentement, mais en développant une dynamique plus durable et plus constructive à long terme.

Attention toutefois : une intensité trop faible peut entraîner une démobilisation et reléguer le changement derrière les urgences quotidiennes.


Utilité en management du changement

Un Change Manager adapte sa posture et sa vitesse d’action à l’intensité du changement :

Posture de « pompier » — forte intensité

  • Gérer rapidement les conséquences.
  • Mettre en place une cellule de crise restreinte.
  • Utiliser un canal de communication unique et transmettre des consignes explicites.
  • Sortir de la crise au plus vite et amorcer la reconstruction.

Posture d’« architecte » — faible intensité

  • Susciter l’intérêt et l’engagement.
  • Créer des espaces de coconstruction.
  • Analyser les causes et envisager différentes solutions.
  • Définir, planifier et organiser une participation approfondie.
  • Gérer le rythme et éviter les dérives temporelles.

Dans la pratique, de nombreux changements peuvent évoluer d’une logique d’« architecte » vers une logique de « pompier » au fil de l’avancement des travaux et de l’accroissement de la pression liée aux délais.


👉 l'intensité est une des quatre variables de l'analyse d'impact ETC-système



Source : Référentiel IMCM en Management du changement - www.imcm.eu