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Biais de disponibilité

Le biais de disponibilité des ressources désigne la tendance à s'engager dans une démarche de changement en surestimant le temps que l’on pourra réellement consacrer au développement d’une démarche de changement.

Cette surestimation est souvent davantage liée à l’importance accordée au changement et à l’intérêt qu’il suscite qu’à une évaluation précise de la charge de travail à venir. Les acteurs s’engagent avec enthousiasme, sans toujours examiner attentivement leurs disponibilités au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.

Ce biais conduit également à sous-estimer les incidents, les imprévus, les retards et les reprises de travaux susceptibles de survenir pendant la démarche. Il est renforcé par le fait qu’au début du changement, les parties prenantes sont principalement réunies autour d’une table pour réfléchir, échanger et planifier. Elles ne sont pas encore confrontées aux difficultés concrètes de la mise en œuvre. Le travail à réaliser peut alors sembler d’une ampleur raisonnable et facilement maîtrisable.


Usage en management du changement

Le biais de disponibilité peut devenir particulièrement problématique dans une démarche de changement. Il risque d’exposer une ou plusieurs parties prenantes à une surcharge de travail et à une double contrainte entre leur activité quotidienne et leur contribution à la transformation.

Faute de temps et de moyens suffisants, ces acteurs peuvent progressivement réduire leur contribution, reporter certaines tâches ou se retirer complètement de l’équipe, du réseau de relais ou du dispositif d’accompagnement.

Pour limiter ce biais, le manager du changement devrait :

  • évaluer concrètement la disponibilité réelle de chaque contributeur ;
  • distinguer le temps théoriquement disponible du temps effectivement mobilisable ;
  • intégrer les activités courantes et les autres projets déjà engagés ;
  • prévoir des marges pour les incidents, les retards et les reprises ;
  • réévaluer régulièrement la charge et les capacités disponibles ;
  • faire arbitrer les priorités lorsque les contributions attendues deviennent incompatibles avec les responsabilités quotidiennes.

Source : Référentiel IMCM en Management du changement - www.imcm.eu