L’équipe, une ou plusieurs parties prenantes s’investissent énormément voire excessivement dans le changement, au détriment de ses tâches habituelles.
Il convient ici, pour un manager du changement :
- de percevoir la montée des inquiétudes chez les managers de ces différentes parties prenantes ;
- de clôturer régulièrement les étapes, les phases ou les jalons par un temps de relâchement ;
- de fonctionner par vagues, en ménageant un creux entre deux vagues ;
- de permettre à l’équipe de se ressourcer et de se renforcer pendant ces périodes de relâchement.
L’avancement de la démarche, plus encore lorsqu’il s’accompagne de retards, d’écarts ou d’incidents, peut susciter un véritable sentiment d’échec, une crainte de l’échec et une inquiétude quant à ce que cet échec pourrait coûter au sein de l’organisation ou de la hiérarchie.
Avancer par vagues
L’arrivée du changement et l’approche du moment où l’on basculera vers un mode de fonctionnement que l’on ne connaît pas encore et que l’on n’a pas encore réellement pratiqué se gèrent, bien sûr, par un travail d’information et de formation. Elles correspondent cependant aussi à une gestion plus profonde de la mobilisation humaine : c’est le rôle positif du stress.
Il est en effet important, avant et pendant l’implantation, que les capacités intellectuelles, les sens, les connaissances et les expériences des uns et des autres soient mobilisés au mieux.
Il est donc probable que, plus le moment de l’implantation se rapproche, plus certains acteurs « stressent » et se mobilisent. Ce climat peut constituer un temps fort de la vie professionnelle, au cours duquel une équipe relève collectivement un défi, petit ou grand.
Toutefois, le stress peut également réduire nos capacités d’attention par focalisation excessive , limiter l’usage réel de nos compétences sous l’effet de la fatigue et de l’épuisement des ressources ou diminuer notre efficacité collective en raison de l’énervement et des tensions.
Il convient donc d’accepter et d’intégrer cette montée du stress en prévoyant, après la phase d’implantation, une période de démobilisation et de ressourcement.
