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Syndrome de Frankenstein (rejet des solutions externes)

 

Le syndrome de Frankenstein désigne la tendance d’une équipe ou d’une organisation à rejeter systématiquement les solutions venues de l’extérieur, au motif qu’elles seraient inadaptées au contexte local, et à vouloir tout concevoir elle-même.

Il peut, par exemple, conduire à préférer le bricolage d’une série de feuilles Excel à l’adoption d’un logiciel de gestion de la facturation.

Ce réflexe conduit souvent à réinventer des solutions déjà existantes, parfois de manière moins efficace ou plus coûteuse, faute de moyens et d’expertises mutualisés.

Illustration

L’expression s’inspire librement du roman Frankenstein de Mary Shelley, dans lequel un scientifique solitaire crée une créature à partir de pièces disparates, convaincu de pouvoir donner vie à sa propre construction.

Transposé au monde professionnel, ce syndrome décrit l’équipe qui se pense tellement unique qu’elle estime qu’aucune procédure, aucun outil ni aucun produit utilisé ailleurs ne peut lui convenir.

Par exemple, un service informatique refuse d’adopter un CRM largement éprouvé sur le marché, préférant développer en interne un logiciel « maison » qui finit par coûter plus cher, demander plus de temps et proposer moins de fonctionnalités que la solution standard.




À développer dans une démarche de changement

  • Respecter la culture de l'organisation. Adopter une posture d’ouverture à l’existant en examinant objectivement les solutions externes. Évaluer aussi les adaptations nécessaires en interne plutôt que de repartir de zéro avec une nouvelle solution externe. Concentrer les coûts et les efforts en intégrant des briques déjà opérationnelles.

  • Considérer le contexte interne par ailleurs comme comparable au moins partiellement à celui des autres, de meilleurs sur le marché. Tirer parti de l’expérience et des retours d’autres organisations. Analyse comparative : comparer les solutions internes et externes en matière de coûts, de délais, de risques et d’évolutivité et surtout sur base des critères clés internes.

  • Adaptation contextuelle : personnaliser uniquement les éléments indispensables, tout en conservant le cœur d’une solution externe. Opter pour des implantations pilotes limitée avec les équipes volontaires.





Source : Référentiel IMCM en Management du changement - www.imcm.eu