Les "syndromes" sont des distorsions dans la perception, l’interprétation ou le jugement collectif humain susceptibles de nuire à une dynamique de changement.
Des écarts avec la réalité qui peuvent entraîner des erreurs et entraver le succès des démarches de transformation.
Le terme "syndrome" désigne une tendance, souvent inconsciente, à interpréter l’information et à prendre des décisions qui s’écartent d'une rationalité qui se voudrait objective, tout en restant surtout cohérentes avec les représentations entretenues par le groupe.
Les syndromes sont malheureusement à l’origine de nombreuses erreurs et échecs dans les opérations de conduite du changement.
L’identification et le dépassement de ces syndromes sont cruciaux pour les professionnels du changement afin d’assurer l’efficacité de leurs interventions, qu’elles soient culturelles, méthodologiques, personnelles, interpersonnelles, institutionnelles ou liées à l’héritage d’un CMO déjà existant.
a) les syndromes qui ont un caractère collectif
b) des biais cognitifs qui sont eux individuels.
Quelques syndromes courants
- Syndrome de l’agriculteur (tenir compte de la culture dominante)
- Syndrome de la boule de neige (ignorer les besoins de régulation)
- Syndrome de Charlemagne (écarts énormes à gérer entre le sommet et la base)
- Syndrome du club des imposteurs (je suis aussi incompétent que les autres)
- Syndrome de la comète (certains commanditaires ne font que passer)
- Syndrome des cymbales (beaucoup de bruit au début puis plus rien)
- Syndrome des enfants sages (s'occuper plus des ennuis que des leviers)
- Syndrome de l’éléphant blanc (être noyé dans ses habitudes)
- Syndrome de la façade (adopter en façade sans produire les bénéfices escomptés)
- Syndrome de Frankenstein (refuser les solutions externes)
- Syndrome du feu d’artifice (temps forts où les sujets de mobilisation se multiplient)
- Syndrome du Gange (agir le plus vite possible)
- Syndrome de la grenouille (procrastiner le plus longtemps possible)
- Syndrome de l'imposteur (ne pas se sentir légitime)
- Syndrome du joueur d’échecs (regarder vers l'avenir)
- Syndrome des marais brumeux (perdre des balises, le changement devient confus)
- Syndrome du miroir magique (n'écouter que ce qui renforce nos convictions)
- Syndrome du nœud gordien (rendre compliqué pour ralentir le changement)
- Syndrome de la page blanche (la critique est souvent plus facile que l'idéation)
- Syndrome des sacs de sable (importance de répéter, avec constance et même ténacité)
- Syndrome du sauveur ( un "sachant tout" n'est pas toujours un "aidant")
- Syndrome du singe sur l’épaule (qui repart avec du travail après la réunion)
- Syndrome de la tour d’ivoire (isolement des décideurs)
- Syndrome de la vitrine (changement démonstratif sans autres enjeux réels)
