Le syndrome de la vitrine nous rappelle que certains changements sont surtout destinés à être exposés, à montrer notre engagement et à donner une image dynamique de l’organisation, sans enjeux stratégiques réels ou déterminants.
On montre que l’on peut innover, s’adapter et se moderniser.
Il est alors possible que les questions de détails techniques ou méthodologiques ne retiennent pas l’attention du commanditaire ou des approbateurs.
Il faut sans doute abandonner l’idée que tout changement a nécessairement des objectifs en termes de résultats directs.
Parfois, les enjeux consistent simplement à se mobiliser ou à illustrer notre capacité à créer, à innover et à nous transformer.
Il convient d’être lucide sur ce besoin de renforcer des dynamiques de vitrine essentiellement orientées vers les autres — les passants, les clients —, tout en y ajoutant des acquis et des enjeux personnels et collectifs, au service des autres bénéfices humains, techniques et économiques de la démarche.
