Le syndrome du marais brumeux nous rappelle que, parfois, même le commanditaire ne sait pas précisément à quoi va servir la démarche de changement.
La démarche peut être un simple pari reposant sur l’idée que l’on découvrira des enjeux en chemin.
Elle peut également constituer un acte d’affirmation de son autorité ou un geste de prise de pouvoir lors de l’arrivée dans une nouvelle fonction…
Illustration
Nous marchons dans un marais brumeux. L’initiative de cette promenade matinale revient à un vieil oncle, chasseur d’images amateur et indécrottable.
Nous avançons, mais nous ne savons ni vers quoi ni vers où, avec seulement une attention très forte à la moindre occasion de réaliser un cliché inoubliable d’un canard ou d’un batracien…
Pour sortir du syndrome du marais brumeux, il faut sans doute abandonner l’idée que même les demandeurs ont nécessairement une vision claire de la destination au début de la démarche et accepter de saisir les opportunités, les solutions, les enjeux que l'ont va découvrir en route.
On va avancer et travailler surtout avec une boussole plutôt qu'avec une carte détaillée..
À développer pour un manager du changement
- Une vérification initiale et rapide des objectifs et des enjeux lorsqu’ils sont explicites.
- Un travail patient permettant de transformer les possibilités rencontrées tout au long de la démarche en apports utiles.
Outils utiles
- A court terme, les techniques d’écoute : identifier les signaux faibles, les attentes et l’absence de moteurs directs de la démarche.
- A chaque étape, les outils d’intelligence collective : organiser des ateliers de cocréation pour favoriser le dialogue entre des visions opposées et trouver des compromis opérationnels.
- Sur l'ensemble de la démarche, la logique de chantier : une conception de la découpe des tâches qui part d'enjeux et réparti ces enjeux par chantier. Le chantier étant un "projet" non défini avant de se lancer. On ne connait que l'enjeu on va inventer le trajet en avançant.
