Le syndrome de l’imposteur désigne un sentiment persistant d’illégitimité ou d’usurpation malgré des compétences et des résultats objectivement reconnus.
Le manager concerné a l’impression de ne pas mériter sa fonction, sa promotion ou la confiance qui lui est accordée. Il craint que ses collaborateurs, ses collègues ou sa hiérarchie découvrent qu’il n’est pas réellement à la hauteur.
Il attribue alors ses réussites à la chance, aux circonstances, au soutien des autres ou à un travail excessif, plutôt qu’à ses propres capacités.
face soudain à un projet de changement, il peut alors vouloir se protéger à nouveau et garder ses distance avec la démarche... et perdre l'opportunité de se sentir contributeur dans un contexte différent...
Quelques traits d’identification
- Difficulté à reconnaître ou à présenter ses réussites.
- Crainte excessive de l’erreur et du jugement.
- Besoin fréquent de validation par la hiérarchie.
- Préparation disproportionnée des réunions et des décisions.
- Perfectionnisme, surinvestissement ou contrôle excessif.
- Difficulté à déléguer ou à demander de l’aide.
- Malaise face aux compliments et à la reconnaissance.
- Comparaison défavorable avec des collègues plus expérimentés.
Quelques pistes de travail
- Objectiver ses compétences, ses résultats et les retours reçus.
- Distinguer une lacune précise d’une remise en cause globale de sa légitimité.
- Accepter que manager ne signifie pas tout savoir ni tout maîtriser.
- Fixer un niveau de qualité adapté plutôt que rechercher systématiquement la perfection.
- Demander des retours factuels sur ses points forts et ses axes de progression.
- S’appuyer sur un mentor, un coach ou un groupe de pairs.
- Reconnaître que le doute peut soutenir la lucidité, à condition de ne pas empêcher la décision et l’action.
