L'effet "rameur" souligne le risque de désengagement des acteurs face à un responsable de démarche ou à une équipe d’accompagnement très actifs.
L’un des risques liés à la constitution d’une équipe d’accompagnement de la démarche est que l’on permette plus facilement aux parties prenantes concernées de laisser faire, de se désinvestir face aux autres urgences, d’apprécier que tout soit réalisé par l’équipe d’accompagnement, de se placer comme des « consommateurs exigeants » ou encore de se déresponsabiliser. Ce phénomène peut s’installer progressivement, sans même que les acteurs s’en rendent compte.
Il est d’autant plus probable lorsque l’équipe responsable du changement est active et fait avancer efficacement la démarche.
L’équipe d’accompagnement peut, elle aussi, participer à ce mouvement de désengagement, voire l’accélérer, en préférant finalement agir elle-même plutôt que d'avoir à expliquer les choses à une ou plusieurs parties prenantes.
Pour sortir de ce syndrome, finalement très fréquent du "rameur" : il nous faut donc sans doute relativiser fortement l'idée que l'on va créer durablement une synergie dans de grandes équipes projet, dans de larges groupes de travail et ce avec l'ensemble des parties prenantes.
