L’urbanisation d’un portefeuille de projets et de chantiers de changement consiste à structurer, coordonner et ordonnancer les différentes transformations en tenant compte de leurs interactions, de leurs dépendances et, surtout, de leurs effets cumulés sur les utilisateurs.
Par analogie avec l’urbanisation d’une ville conçue au service de ses habitants, cette démarche cherche à organiser les changements au service des personnes qui devront les vivre.
Elle permet de déterminer selon quelle logique les utilisateurs passeront d’un système à un autre, d’une phase à la suivante ou d’un nouveau mode de fonctionnement à un autre.
Elle prend en considération les calendriers, les implantations successives, les périodes transitoires, les efforts d’adaptation demandés et la capacité réelle des équipes à absorber plusieurs changements simultanément.
L’urbanisation apporte ainsi une vision transversale du portefeuille, au-delà du pilotage individuel de chaque projet.
Elle vise à éviter les incohérences, les chevauchements, les ruptures de parcours, les changements contradictoires et la saturation des équipes.
Attention bien sûr, encore relativement conceptuelle à présenter et complexe à mettre en œuvre, cette approche peut néanmoins produire des gains importants et particulièrement importants en matière de faisabilité, de cohérence, d’intégration et de lisibilité des transformations.
Elle contribue finalement à construire un parcours de changement global, progressif et praticable pour les utilisateurs concernés. Un respect réel pour les collègues, leurs partenaires et clients.
Source : Référentiel IMCM en Management du Changement - www.imcm.eu
