Elle associe une capacité de résistance et de rebond, fondée sur la ténacité face aux enjeux, la capacité de ressourcement, l’agilité dans la recherche de solutions, la pertinence des efforts et l’adaptation au contexte, tout en conservant comme direction générale les enjeux fondamentaux du changement.
« Souple sur les moyens, les opinions et les étapes ;
solide sur les enjeux, les finalités et les conditions de réussite. »
La compétence de résilience repose donc avant tout sur la capacité de ressourcement, de résistance et d’engagement dans la durée.
Elle correspond également à notre capacité à nous automotiver, à nous ressourcer régulièrement et à favoriser le ressourcement de l’équipe chargée de l’accompagnement du changement.
Il s’agit de considérer les difficultés, les impossibilités évoquées et les réussites très partielles comme des défis à relever avec élégance et sens pratique, au service des enjeux des uns et des autres.
La résilience demande de définir les enjeux fondamentaux — bénéfices attendus et sens de l’action —, puis permet d’y puiser la force nécessaire pour persévérer, se relever après un échec ou une baisse de motivation, et maintenir un cap clair et constant dans la durée.
Situations pratiques fréquentes
Gérer un échec, même partiel.
Accepter et exploiter utilement un retour négatif.
Pratiques utiles pour développer sa résilience
Identifier ses enjeux moteurs : clarifier régulièrement ce qui donne du sens à l’action.
Pratiquer le ressourcement personnel : intégrer dans son agenda de courtes périodes pour souffler, prendre de la distance et se recentrer.
Prévoir des jalons de motivation : utiliser des « quick wins », des résultats visibles ou des retours intermédiaires pour relancer la dynamique.
S’entraîner à rebondir : développer sa capacité à reformuler les difficultés comme des occasions d’apprentissage.
Partager ses doutes avec discernement : ne pas les taire, mais les exprimer de manière à renforcer la clarté et l’engagement collectif.
Savoir arrêter une démarche : interrompre ponctuellement, localement ou définitivement une démarche dont les coûts humains, techniques ou économiques commencent à dépasser les bénéfices escomptés.
Outils et méthodes pour travailler la résilience
Recueillir des retours variés : créer des occasions d’échange, notamment autour d’une tasse de café ou pendant une pause en réunion.
Travailler à partir des enjeux : rester ancré dans les enjeux et le sens de la démarche afin de tenir dans la durée.
S’organiser par jalons et « quick wins » : intégrer volontairement des étapes intermédiaires dans les démarches longues afin de permettre une respiration collective. S’appuyer sur ce qui a déjà été réalisé ainsi que sur la visibilité de la démarche, de ses livrables et de ses jalons.
Prêter une attention réelle à la gestion du temps et des priorités : maîtriser la durée des réunions en restant bref, précis et cordial. Se méfier de l’effet Rameur et d’une concentration excessive des tâches.
Savoir adopter momentanément une posture de contre-cycle émotionnel : ne pas suivre les émotions dominantes du moment — ni l’euphorie ni la panique —, mais conserver une stabilité utile, orientée vers les acquis et les tâches à réaliser.
S’appuyer sur une réelle altérité : recourir au binômage, à une direction de mission ou à un accompagnement personnel dans les missions comportant une forte implication personnelle et émotionnelle.
Travailler son propre ressourcement : cultiver sa capacité à se ressourcer personnellement. Réaliser régulièrement sa table de ressourcement, savoir changer de décor et participer à des visites ou à des voyages d’étude.
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Savoir faires des breaks Varier ses sources de feedbacks Se ressourcer régulièrement |
