Vous pouvez chercher dans cette boite à outils pour le management du changement : par ordre alphabétique (onglets ci-dessus), par mots clés (moteur de recherche ci-dessous à droite) ou encore par les différentes phases d'une démarche de changement IMCM (liste colonne de droite) - Bonne découverte

Les trois piliers d'une démarche du changement



Un changement peut reposer sur trois piliers plus ou moins présents, plus ou moins solides :
  • le pilier humain : les parties prenantes, leurs contributions et leur engagement ;

  • le pilier technique : les outils, processus et modalités d’implantation ;

  • le pilier économique : les coûts, bénéfices et la viabilité financière du changement.





Usage dans une démarche de changement

Un manager du changement pensera  à investiguer, intégrer et piloter ces trois piliers pour structurer une approche globale et cohérente du changement. 

Plus la démarche repose solidement sur ces trois piliers, plus elle favorise l’acceptabilité humaine, la faisabilité technique et la viabilité économique de la transformation.

Dans cet article nous allons passer en revue :

[1] comment travailler le pilier humain du changement
[2] comment travailler le pilier technique du changement
[1] comment travailler le pilier économique du changement


[1] Travailler le pilier humain

Le pilier humain du management du changement couvre une large palette de comportements, d’émotions et de composantes humaines.

Quelques composantes clés du Pilier humain

  • Ressources humaines

  • Budget-temps

  • Résistances au changement

  • Engagement et créativité

Le pilier humain couvre aussi les domaines de la communication ainsi que des cadres de référence individuels et collectifs. Il permet de travailler sur les mécanismes de participation, de mobilisation et d’adhésion individuelle et collective.

Outils et concepts clés dans ce pilier

Le volet humain de ce référentiel rassemble tout ce qui est utile pour construire une démarche de conduite du changement humaine, motivante, adaptée et valorisante. Il comprend notamment :

  • des techniques d’écoute et d’investigation ;

  • des entretiens semi-directifs ou des démarches d’exploration en 3 × 20 ;

  • des techniques de présentation, de pitch et d’animation ;

  • des techniques d’argumentation et de négociation ;

  • des méthodes de motivation et de mobilisation ;

  • des pratiques de recadrage et de coaching ;

  • des méthodes de gestion des tensions.


Ce pilier comprend donc le travail d’information, d’écoute, de collaboration, de coconstruction, d’argumentation, d’évaluation et de satisfaction des acteurs du changement.

Nous y retrouvons les techniques de communication, notamment les outils d’écoute, d’entretien et de collecte de l’information.

Nous nous attachons à bien établir les enjeux, à cartographier les jeux d’acteurs et à comprendre les comportements de groupe. Nous mobilisons également les apports de la psychologie dynamique, de la dynamique de groupe et de la sociodynamique.

Nous nous préparons à une négociation presque permanente, ainsi qu’aux différentes formes d’influence qui agissent sur nos représentations, nos choix et nos décisions.

Nous y retrouvons également l’importance du leadership et de la crédibilité des responsables de la démarche, notamment à travers leur exemplarité et la cohérence entre leurs discours et leurs actes. Cette appréciation des responsables est complétée par leur souci de l’équité, de l’éthique, du bien-être et de la confiance.

Ce pilier couvre également les plans de communication, de sensibilisation et de formation.

Nous y abordons donc les dimensions personnelle, relationnelle et collective du changement, ainsi que les freins, les leviers et les résistances susceptibles d’apparaître autour de la démarche.

Cette large palette doit permettre de présenter, d’argumenter, de motiver et de gérer les enjeux, les tensions, les conflits, les réorganisations, les plans de carrière, les défis personnels, les accompagnements individuels et les questions de leadership qui jalonnent les démarches de changement.


[2] Travailler le pilier technique

Le pilier technique du référentiel IMCM comprend tout ce qui est utile pour construire une démarche de conduite du changement efficace, adaptée et efficiente.

Quelques composantes clés du Pilier technique

  • Expertise technique

  • Expérience du changement

  • Scénarisation

  • Force de proposition

  • Intégration dans l’existant

Outils et concepts clés dans ce pilier technique

Le pilier technique peut s'appuyer un ensemble d’études, de plans et de documents types utiles, allant des cartographies des acteurs aux études de faisabilité, en passant par les analyses de risques et d’opportunités.

Le pilier technique et les composantes techniques d’une démarche de changement s'appuie sur :

  • L’ensemble des études et des plans permettant d’étudier concrètement la réalisation du changement dans les meilleures conditions possibles. Ces études doivent permettre de préparer, d’anticiper et de scénariser l’implantation technique et matérielle du changement.

  • L’ensemble des dispositions pratiques à prendre pour permettre l’abandon d’un ancien système de fonctionnement et l’implantation — souvent en parallèle — du nouveau système. Il s’agit des modalités d’installation, mais aussi des périodes d’essai et de démarrage du nouveau mode de fonctionnement. Cela comprend également les étapes de transfert, l’effet de ciseaux et la période de bascule entre l’ancien et le nouveau système, sans oublier le repositionnement, le reconditionnement, l’arrêt ou le démantèlement éventuel du système existant.

  • L’ensemble des dispositions logistiques à prendre pour acheminer le nouveau système sur le site et retirer l’ancien. Cela inclut les achats, les transports, le stockage, la gestion des composants et des pièces, ainsi que la planification des commandes et des livraisons.


Le référentiel rassemble donc, pour le pilier technique, tout ce qui concerne les dimensions liées à l’ingénierie, aux processus, aux technologies, aux achats et à la logistique du changement.

Concrètement, ce pilier se traduit par un ensemble de documents et de livrables qui jalonnent la démarche de changement. Parmi les documents classiques, nous trouvons notamment :

  • les études de faisabilité ;
  • les études d’opportunité ;
  • les analyses de risques ;
  • les analyses de la valeur ;
  • les matrices d’impacts ;
  • les matrices de cadrage ;
  • les cartographies des acteurs ;
  • le zonage du périmètre du changement ;
  • les cahiers des charges ;
  • les études d’implantation ;
  • les plans de tests ou d’essais ;
  • les plans d’aménagement ;
  • les inventaires des stocks ;
  • les documents de gestion des commandes ;
  • les documents de suivi des fournisseurs ;
  • les documents d’autorisation ;
  • les procès-verbaux de réception provisoire ou définitive ;
  • le planning technique ;
  • les comparatifs de machines ou de solutions.


[3] Travailler le pilier économique

Les composantes économiques d’une démarche de changement couvrent l’évaluation des bénéfices et des coûts du changement.

Ce volet inclut l’estimation des coûts et des ressources nécessaires au regard des bénéfices attendus. Ces coûts et ces bénéfices peuvent être financiers, mais également techniques et humains.

Quelques composantes clés du Pilier économique

  • Rapport entre les coûts et les bénéfices du changement

  • Documentation des estimations

  • Qualité du pilotage

  • Maîtrise des engagements budgétaires

  • Bilan économique final

Le pilier économique souligne l’importance des équilibres financiers et économiques autour d’un projet de changement, ainsi que la nécessité de maîtriser les coûts, les bénéfices et les incertitudes.

Outils et concepts clés dans ce pilier

La gestion de ce pilier économique peut recourir à de l’analyse financière, de la comptabilité analytique, des techniques d’estimation et des ratios coûts-bénéfices. Le changement peut aussi avoir un impact sur la structure des coûts, les ratios d’endettement ou la trésorerie.

Le volet économique du référentiel comprend notamment :

  • des éléments d’analyse de la structure des coûts ;

  • des techniques d’estimation budgétaire ;

  • les principes fondamentaux de l’analyse financière ;

  • des ratios clés, tels que le rapport coûts-bénéfices ou le retour sur investissement.

Ces outils doivent permettre d’apprécier la rentabilité et la viabilité d’une idée de changement comportant d’importantes composantes économiques. Ils sont notamment utiles pour étudier :

  • les innovations ;
  • les restructurations ;
  • les projets d’investissement ;
  • les projets de reconversion ;
  • la refonte des chaînes de valeur ;
  • la transformation de la structure des coûts ;
  • l’évolution des modèles d’affaires.

L’analyse économique doit enfin permettre de comparer les différentes solutions et d’évaluer les gains réels attendus en matière de productivité, de fiabilité, de qualité, de stabilité et de simplification.




Source : Référentiel IMCM en Management du changement - www.imcm.eu