Animer le changement consiste à prendre principalement en charge le pilier humain d’une démarche de transformation.
Il s’agit d’assurer l’animation de la démarche, de prendre soin des relations entre les parties prenantes et de faciliter leurs interactions.
L’animation du changement désigne la capacité à donner vie, rythme et cohérence à une transformation dans ses dimensions humaine et collective.
Il s’agit de communiquer, mais aussi de mobiliser les acteurs, de créer des espaces de dialogue, de structurer l’engagement et d’accompagner les ajustements tout au long du processus.
Les rôles d’un animateur
Les fonctions d’animation sont présentes dans l’immense majorité des démarches de changement. Le responsable d’une telle démarche doit donc être familiarisé avec les techniques d’animation.
Il doit notamment pouvoir :
informer : expliquer ou réexpliquer ce qui est attendu de chacun ;
clarifier : répondre utilement aux questions, aux doutes et aux objections ;
entraîner : encourager, motiver et mobiliser les équipes et les différents acteurs ;
faciliter : contribuer à lever les obstacles à la créativité, aux apports même critiques et à surmonter les difficultés ou les tensions autour de connotations négatives.
Les leviers d’influence d’un animateur
Travail sur la sympathie : reconstruire une connotation positive de la relation et revenir aux enjeux communs.
Influence logique ou mode argumentaire : mettre en évidence la cohérence et l’intelligence du dispositif.
Travail sur l’empathie : distinguer l’obstacle évoqué de l’intérêt général de la démarche.
Influence sur l’honneur : rappeler les engagements pris et la parole donnée.
Influence indirecte ou mode réseau : faire intervenir des alliés, des partenaires ou des relais crédibles.
Travail de négociation : rééquilibrer l’accord autour des enjeux, des contributions et des efforts demandés.
Influence ultime ou mode de rupture : poser une limite claire pouvant aller jusqu’à la rupture de la relation ou au retrait de l’un des acteurs. Ce mode, parfois qualifié de « politique du vide », doit rester exceptionnel.
Prendre réellement en charge le changement
La crédibilité d’un animateur se mesure aussi et plus durablement lorsqu’il se trouve confronté aux difficultés concrètes de la transformation.
Elle repose sur sa capacité à prendre réellement en charge les problèmes, les incidents, les imprévus, les non-conformités, les tensions et les échecs.
Cette prise en charge doit être préparée bien en amont afin de limiter les situations difficiles et de permettre une réaction rapide lorsqu’elles surviennent.
Dès le début du déploiement, l’animateur doit porter une attention particulière à au moins quatre rôles essentiels : informer, clarifier, entraîner et faciliter.
Une animation si possible collective en management du changement
L’animation repose sur une posture active et relationnelle de l'animateur de la démarche. Mais très vite elle peut et devrait s’appuyer sur des relais variés :
- binôme
- équipe d'accompagnement
- comité de pilotage
- sponsors
- mentors
- relais locaux / utilisateurs clés
- services supports (communication, achats, travaux, DSI...)
- etc.
Rappelons enfin que dans le référentiel IMCM, pour clarifier les rôles :
- l'animation couvre le pilier humain
- La conduite du changement les piliers humain et technique
- Le management du changement les piliers humain, technique et économique

