Nous pouvons être amené à faire dans certaines démarches des études complémentaires telles que : étude de faisabilité, d'opportunité ou encore d'intégration
Elle se termine évidemment par un rapport d’étude.
Ces rapports sont loin d'être toujours bien structurés.
Il est donc bon de se rappeler tout d'abord qu'un rapport d'étude doit principalement servir à :
- Éclairer une situation - répondre à une question clé : apporter des faits, des données et des analyses permettant de mieux comprendre une problématique, ses causes et ses enjeux.
- Faciliter la décision : présenter clairement les conclusions, les différentes options et leurs conséquences afin d’aider les décideurs à arbitrer en connaissance de cause.
- Orienter l’action : formuler des préconisations concrètes et hiérarchisées, en précisant les priorités, les conditions de réussite et les prochaines étapes.
Quelques recommandations toujours utiles
Voici quelques recommandations pour rédiger un rapport d’étude efficace, notamment dans le contexte d’une démarche de changement :
1. Page de garde et contexte général
- Titre clair et précis de l’étude.
- Auteur(s), fonction(s) et organisation.
- Date et version du document.
- Mention éventuelle du caractère confidentiel du document.
2. Sommaire exécutif (Executive Summary)
- Objectif : permettre à un décideur pressé de comprendre l’essentiel de ce qu'il faut décider.
- Contenu recommandé : la question ou le problème initialement posé ainsi que la méthode utilisée, présentée en deux ou trois lignes.
- Présenter les principaux constats.
- Indiquer les décisions à prendre et les préconisations privilégiées.
- Privilégier une écriture concise, orientée vers les résultats et dépourvue de jargon technique inutile.
- Limiter le sommaire exécutif à une ou deux pages.
- Prévoir, si nécessaire, des renvois vers les différents chapitres du rapport.
3. Rappel de la question initiale
- Présenter la question, l’hypothèse ou la problématique à l’origine de l’étude.
- Préciser pourquoi cette question est importante et quels en sont les enjeux stratégiques.
- Définir le périmètre de l’étude en précisant ce qui est inclus et ce qui en est exclu.
4. Constats et analyse
- Décrire les observations, les données et les tendances.
- Structurer les constats par thèmes ou par dimensions.
- Étayer l’analyse à l’aide de données chiffrées, de graphiques et de citations représentatives.
- Distinguer les faits objectifs des perceptions subjectives
5. Conclusions
- Synthétiser les enseignements tirés des constats.
- Mettre en évidence les points critiques.
- Hiérarchiser les conclusions selon leur importance et leur degré d’urgence.
6. Préconisations
- Préconiser des adaptations et/ou des prises de décision.
- Proposer plusieurs scénarios ou options en précisant, pour chacun, les avantages, les limites, les risques et les conditions de mise en œuvre.
- Indiquer, parmi ces préconisations, celle qui est recommandée. On utilisera alors le terme de « recommandation », en justifiant cette préférence au regard de son impact, de sa faisabilité et de sa cohérence stratégique.
7. Annexes
- Conditions de réalisation de l’étude : calendrier, contraintes et moyens mobilisés.
- Sources utilisées : documents, entretiens, observations et bases de données.
- Données analysées et éventuels détails méthodologiques.
- Tableaux comparatifs, matrices et cartes : par exemple, analyse SWOT, matrice d’impact ou benchmarks.
Points de vigilance pour produire un rapport efficace
- Donner un titre et une référence/code unique au document
- Noter sa version et insérer alors ce qui a changer depuis la version précédentes
- En numéroter et sous-titrer les pages.
- Structurer dans une table des matières en trois niveaux maximum de titres pour faciliter la navigation.
- Rester factuel dans la présentation des constats et explicite dans la formulation des préconisations.
- Ne pas surcharger le sommaire exécutif : il doit pouvoir être lu en moins de cinq minutes et faire une ou au maximum 2 pages recto verso.
- Relire et faire relire le rapport afin d’en assurer la cohérence, la précision et l’absence d’ambiguïté.
- Adapter le niveau de détail au public cible : comité de direction, responsables opérationnels ou partenaires.
👉 plus sur les rapports d'analyses
